Ursula von der Leyen, marraine de la promotion 2021-2022 du Master II Affaires Européennes de Sorbonne Université

We are extremely proud to announce that the President of the European Commission, Ms Ursula von der Leyen, has become patron of the 2021-2022 class of the Master’s Degree in European Affairs at the Sorbonne University.

Originally a trained physician, she has been a top-ranking German politician for 14 years, including as Germany’s Defense Minister, before assuming the role of the first female President of the European Commission. She aspires to a Europe that is carbon-neutral by 2050, fit for the digital age and resilient to global challenges.

The purpose of our Master is to teach students how to become European experts and leaders, through a multitude of theoretical lessons, supplemented by practical workshops led by renowned professionals. Through the diversity of our origins, our academic and linguistic skills, we reflect the European unity which we want to promote and defend.

This patronage reflects the close alignment between President’s commitment to promoting European values and our student’s engagement in promoting those same values through the Master’s Association (M.A.E.S), which aims to democratize European issues and raise young people’s awareness of the challenges the European Union is facing today.

As we are ready to embark into this journey, we are very grateful and excited to have Ms Ursula von der Leyen joining us as a patron going forward!

Rencontrez les étudiants et enseignants responsables du Master !

Cette semaine, vous aurez l’occasion de rencontrer les étudiants du Master Affaires Européennes à l’occasion de plusieurs évènements :

– Samedi 20 mars, durant la journée portes ouvertes pour les formations de master de la Faculté de Lettres de Sorbonne Université, de 13h à 17h.

– Samedi 20 mars, à l’occasion du salon Studyrama virtuel : Masters 1,2, MS et MBA – France et international, de 10h à 17h.

Conférence-débat avec Rachele Borghi

Bonjour à tou.te.s !

 Le Master Affaires Européennes de Sorbonne Université, en collaboration avec les Éditions Daronnes, a le plaisir de vous inviter à sa prochaine conférence le 16 mars prochain via Zoom : « Conférence-débat avec Rachele Borghi ».

 Dans son dernier livre, “Décolonialité et privilège”, Rachele Borghi, enseignante-chercheuse en géographie sociale et culturelle à Sorbonne Université, met en exergue la décolonialité comme base théorique allant au-delà des limites fixées par le postcolonialisme. L’approche décoloniale appelle à dépasser la dichotomie théorie/pratique et assume une posture militante dans la recherche.

 Cette conférence portera sur la construction des savoirs et leurs parts de colonialité mais ce sera également l’occasion d’aborder la question du rôle de l’Europe dans un débat pluriversel autour de la colonialité.

À propos de la conférencière :
Rachele Borghi est enseignante-chercheuse en géographie sociale et culturelle. Elle étudie le rapport entre espace, genre et sexualité dans une perspective intersectionnelle à l’aide de l’épistémologie féministe. Elle travaille actuellement sur le rapport entre recherche et militance.

Rendez-vous le 16 mars 2021, de 10h15 à 12H.

La retransmission de la conférence se fera en live sur notre page Facebook

Le MAES annonce sa prochaine conférence sur la lutte contre le trafic sexuel des femmes en Europe

Le Master Affaires Européennes de Sorbonne Université a le plaisir de vous inviter à sa prochaine conférence le 2 mars prochain via Zoom : « La lutte contre le trafic sexuel des femmes en Europe : une facette de l’esclavage au 21ème siècle ».

Le trafic sexuel des femmes est la forme la plus répandue de la traite des êtres humains et constitue un véritable commerce lucratif pour les trafiquants à la tête des réseaux de criminalité organisée. Le proxénétisme et les réseaux de prostitution ont pris aujourd’hui une ampleur importante, et ce particulièrement à cause de la situation économique que les pays d’Europe, notamment de l’Est, subissent. Comment lutter contre ce phénomène et ainsi protéger les droits humains fondamentaux des femmes, notamment leur liberté ?

Cette conférence portera sur les facteurs explicatifs ainsi que sur les conséquences du trafic sexuel des femmes en Europe, mais sera également l’occasion d’aborder la question du cadre législatif européen existant afin de lutter contre ce phénomène, ainsi que sur les perspectives envisageables.

Conférencières : 

  • Mme Natalys MARTIN : Membre élue du groupe d’experts sur la lutte contre la traite des êtres humains du Conseil de l’Europe (GRETA)
  • Mme Céhlia de LAVARÈNE : Co-fondatrice de Stop Trafficking of People (S.T.O.P.), organisation humanitaire internationale venant en aide aux victimes de la traite des personnes aux fins d’exploitation sexuelle

Mardi 2 mars 2021 de 18h30 à 20h sur Zoom.

L’inscription à la conférence est gratuite et obligatoire, dans la limite des places disponibles.

Cliquez ici pour obtenir vos billets !

Nous vous enverrons un email le jour J de l’événement avec le lien vers la conférence Zoom.

Compte-rendu de la conférence avec le député européen Raphaël Glucksmann

Ce lundi 25 janvier 2021, nous avons eu le plaisir et l’honneur de recevoir Monsieur Raphaël Glucksmann, Eurodéputé depuis 2019 et Parrain de notre promotion 2019-2021 à l’occasion de notre conférence autour de la place des droits humains dans les relations que l’Union européenne entretient avec le reste du monde.

Monsieur Raphaël Glucksmann, très investi dans le domaine de la protection des droits humains, fait partie de la Commission spéciale de l’ingérence étrangère et est vice président de la Sous-Commission Droits de l’Homme (DROI) au Parlement européen, mais est également fondateur du Parti Place Publique en France.

Voici donc le compte rendu de cette riche conférence, qui a réuni virtuellement plus de 200 personnes sur l’événement Zoom, et plus d’une centaine sur le Live Facebook :

Notre conférence démarre donc par une question relative aux types de relations à entretenir avec les pays qui bafouent les droits humains, telle que la Chine à l’égard du peuple ouïgour, et comment réussir à respecter nos principes relatifs aux droits humains dans ces relations. Selon lui, dans ce contexte, être pris au sérieux à l’échelle européenne revient à assumer un rapport de force politique, bien plus que commercial, ce que les dirigeants européens peinent à mettre en place. Il souligne la nécessité du courage politique, et de l’importance de l’opinion publique. L’Europe ne pourra avoir de puissance si elle renonce elle-même à ses propres principes, la sauvegarde des droits humains. Et la solution se trouve non pas seulement à l’échelle juridique et éthique, mais bien à l’échelle politique.

Mais alors, l’Union européenne peut-elle utiliser sa puissance économique en tant qu’outil de pression ? Raphaël Glucksmann affirme que pour les dirigeants européens, le commerce est une fin en soi, tandis qu’il souligne au contraire que le commerce est un moyen, et doit être mis à profit des intérêts politiques et des principes de l’Union européenne.

Le Parlement européen a, selon l’eurodéputé, le rôle qu’il décide de prendre, s’il s’empare des leviers mis à sa disposition, et doit donc décider de se faire entendre. En ce sens, à propos de l’influence de son discours et de sa prise de position relatifs aux droits humains et de l’enfermement des ouïgours, Monsieur Glucksmann a précisé qu’un groupe s’est constitué au sein de Parlement européen, agissant en soutien à ce peuple, afin d’européaniser la mobilisation et d’en faire un mouvement paneuropéen. Mais finalement, ce qui a le plus de poids vis-à-vis du Conseil européen aujourd’hui, c’est la pression de l’opinion publique. A titre d’exemple, la campagne sur Instagram, relative à la pression subie par le peuple ouïgour, et qui a largement mobilisé la jeunesse, a eu selon lui bien plus de poids que les débats au sein du Parlement européen. La jeunesse a ainsi imposé que ce débat devienne un sujet politique.

La question a alors été posée à Monsieur Glusckmann des risques encourus par les activistes qui appellent par exemple au boycott des grandes marques. Ce dernier souligne qu’il n’appelle lui-même pas au boycott, mais bien au sursaut du citoyen consommateur à l’égard des grandes marques qui bafouent les droits humains. En effet, cela a marché pour Lacoste, Adidas ou encore H&M, qui se sont engagés à changer leurs chaines de valeurs, et cela grâce à ces campagnes publiques -la jeunesse étant leur public cible. Cette jeunesse, selon l’eurodéputé, se remobilise aujourd’hui politiquement, et a un rapport de plus en plus

politique au monde, à « l’antipode du discours d’élites vieillissantes qui nous expliquent que les jeunes d’aujourd’hui sont apathiques et individualistes. En réalité, ces gens apathiques et individualistes, ce sont ceux qui nous dirigent, ceux qui ont les moyens de faire et qui ne font rien. Au contraire, la jeunesse, en se mobilisant sur le climat ou sur la question des ouïgours, donne une leçon politique à un monde qui a perdu toute sève. » Selon lui, les jeunes de 20 ans arrivent aujourd’hui dans un monde à la perspective tragique (urgence climatique, fragilisation de la démocratie chez elles, explosion des inégalités sociales, pandémie…), mais sans cette perspective tragique, on ne prend pas la politique au sérieux. « Choisir entre la transformation écologique de nos sociétés ou la catastrophe climatique, c’est un choix de vie ou de mort collectif. Choisir entre triomphe du modèle économique chinois ou la défense et la promotion d’un modèle démocratique alternatif, c’est une question de vie ou de mort pour nos sociétés libres. » Raphaël Glucksmann a partagé son profond désir d’un changement de l’Union européenne, d’une Europe qui s’affirme, pour faire face aux grands défis d’aujourd’hui.

Concernant le mutisme des pays du Moyen-Orient vis-à-vis de la question des ouïgours, il l’explique par l’existence (tout comme l’Union européenne) des intérêts et des accords commerciaux d’interdépendance, couplée d’une « immense hypocrisie ». En effet, il souligne l’exemple du Pakistan, qui a boycotté la France relativement aux caricatures de Mahomet, tout en soutenant officiellement le régime chinois lui-même déportant et enfermant des musulmans dans des camps de travail forcé.

En ce qui concerne les accords bilatéraux entre l’Italie et la Libye, afin de limiter les flux migratoires vers ses côtes, l’Union européenne ferme selon lui les yeux, et délègue « le sale boulot aux gardes côtes ». L’Union européenne n’est jamais parvenue à imposer de politique européenne de l’accueil nécessaire sur tous les plans. Le système de Dublin arrange finalement tous les pays européens, qui laissent endosser le problème par les pays d’entrées, qui ne sont pas selon lui les pays de destination. « C’est le triomphe de l’individualisme des Etats-Nations, la faillite d’une idée de fédération européenne ». Il ajoute ainsi que l’Union européenne structure une politique dans le but de ne pas avoir à sauver, tandis que « la première chose à faire c’est : on sauve, et ensuite, on a un débat sur la politique migratoire. Le fait de sauver est une obligation absolue ».

Au regard de nos voisins russes, une question est alors posée de savoir comment concilier dénonciation du régime “autoritaire“ de Poutine, et la réalité de la dépendance énergétique de l’Union européenne vis-à-vis de la Russie. C’est une question fondamentale, affirme-t-il, et d’ordre des priorités. Il faut lutter contre le dérèglement climatique, arrêter notre dépendance au gaz russe, et répondre à la question nucléaire. En Europe, de nombreux pays investissent déjà massivement dans les énergies renouvelables, mais il est urgent de mettre un terme aux investissements avec la Russie, tel que le projet North Stream, qui sont une catastrophe écologique mais aussi politique. Alors, il est urgent d’investir massivement dans une autonomie énergétique. « Si on veut réellement reprendre le contrôle sur notre destin, on doit s’assurer que l’on n’a jamais une dépendance forte au point de nous priver de la capacité de décision politique ».

Notre conférence s’est finalement soldée par un constat positif : il y a une véritable prise de conscience de la part de notre génération, qui aura, selon Monsieur Glucksmann, une influence sur la

politique d’aujourd’hui et de demain, et sur l’avancement de l’Union européenne. Les réseaux sociaux ont une réelle importance dans cette avancée, que l’eurodéputé qualifie de « formidable outil démocratique », permettant de rendre les citoyens actifs sur les causes qu’ils ont eu mêmes choisies.

Nous remercions tout d’abord bien évidemment notre Parrain de promotion 2019-2021, Monsieur Raphaël Glucksmann pour son partage d’expérience et d’expertise, son éclairage au regard de cette thématique absolument majeure, mais également de nous avoir accordé de son temps pour répondre à toutes les questions qui lui ont été adressées, de la part du public et des membres du Master, et d’avoir finalement fait passer un beau message d’espoir et d’optimisme pour une Europe plus politique et éthique.

Nous remercions également tous les membres de l’Association du MAES en charge de l’organisation de cette conférence, ainsi que tous les participants pour votre présence et votre participation !

L’enregistrement de la conférence est disponible sur Youtube.